PORTE-PAROLE ET PORTE-PLUME

PORTE-PAROLE ET PORTE-PLUME

La Marquise : Notre Catherine Deneuve nationale vient de faire l’expérience qu’il mieux vaut peser ses mots et rédiger soi-même ses déclarations publiques.

Moi : Je vois que vous faites allusion à la page de Libération de ce matin, avec sa belle grande photo en couverture, des fois que cela fasse vendre… (femme-objet, que de crimes on commet en ton nom !)

La Marquise : Ce n’est pas si simple. Notre star tâche de remettre les pendules à l’heure en se désolidarisant nettement de certaines autres signataires de la fameuse « Tribune des 100 femmes » publiée dans Le Monde la semaine dernière.

Moi : Sans doute de  Brigitte Lahaie et de Catherine Millet, qui n’ont certes pas brillé par la finesse de leurs commentaires radiophoniques.

Moi : Difficile de ne pas être d’accord avec Catherine Deneuve quand elle réclame des procès contradictoires au lieu de campagnes de délations incontrôlables sur les réseaux sociaux.

La Marquise : Ni quand elle dénonce la tentation sournoise d’une censure puritaine, aux arrière-pensées franchement réactionnaires.

Moi : On dirait bien que les gros enjeux passionnels empêchent de poser quelques distinctions simple : draguer (tenter de séduire ?) n’est pas nécessairement synonyme d’importuner, qui n’est lui-même pas synonyme de harceler. On peut se protéger du premier par un mot (aimable ?), du second par une remontrance (une engueulade, quelques leçons de karaté ?) et du troisième par un bon avocat.

La Marquise : Encore faut-il en avoir les moyens.

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