LE IEU DU PRINCE DES SOTZ

LE IEU DU PRINCE DES SOTZ

Moi : En mettant la dernière main à ma nouvelle traduction de L’Éloge de la Folie (en vente dans toutes les bonnes librairies dans quelques mois), je feuillette avec délices une vieille « sottie » jouée par le célèbre Pierre Gringore, intitulée : Le ieu du prince des sotz. Et mère sotte. Ioué aux halles de paris le mardy gras. L’an mil cinq cens et unze.

La Marquise : Et que nous vaut l’avantage de cette lecture ?

Moi : Une observation sur l’évolution de l’orthographe.

La Marquise : Décidément, vous n’en démordez pas !

Moi : Il m’apparaît qu’en cinq siècles, cinq lettres de ce titre ont changé et pas n’importe lesquelles. Aujourd’hui, nous l’écririons : Le Jeu du prince des sots et Mère Sotte, joué aux Halles de Paris le mardi gras de l’an mille cinq cent onze. Les majuscules comptent pour du beurre. Un typographe anglais aurait mis une majuscule à chaque mot.

La Marquise : Je confirme : trois lettres ont changé en raison de la prononciation (i devenu j, y devenu i et u devenu o) les deux autres sont des terminaisons muettes (z et s). Je parie que vous allez nous dire que ce qu’ils ont fait, nous pouvons aussi le faire.

Moi : Comment l’avez-vous deviné ?

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